De la bi-nationalité à la mi-nationalité le Gachis
De la bi-nationalité à la mi-nationalité : Quel gâchis pour la France et l’Afrique !
Pourquoi parler de gâchis ?
C’est quoi la bi- nationalité ou double nationalité ?
Est-ce qu’un national, pur produit de son pays, peut en être déloyal ?
Quelles sont les valeurs portées par les bi nationaux et quelles sont leurs motivations ?
C’est de fait la mi nationalité ?
Ou alors le déni de nationalité ?
Telles sont les problématiques que nous pose cette thématique de la bi nationalité vécue en France comme en Afrique par ces franco-africains ou ces franco, originaires d’ailleurs
C’est une thématique oh combien délicate à saisir et à e, parler. Elle est sujette à des interprétations plus ou moins objectives et plus ou moins démagogiques, surtout dans le cadre de la mondialisation, bien que réglée ou encadrée par les conventions internationales bilatérales ou multilatérales.
La mondialisation des économies, et des vies, caractérisée par l’ouverture des frontières, la concurrence impitoyable entre les Nations, malgré la vraie/fausse solidarité internationale, la circulation des hommes et des biens, le tout couronné par une accélération des échanges financiers et de marchandises, bouleversent, les conceptions classiques des institutions centenaires voir millénaires comme l’Etat, la Nation et l’identité nationale.
En effet, historiquement, les Nations (cf. sa définition selon Renan), autrefois, cloisonnées, fermées, avaient un territoire, une langue, une culture et des valeurs communes.
Un peuple se réclamait d’une Nation, quant il se reconnaissait dans ces attributs là.
Aujourd’hui, force est de constater, que la mondialisation et ses opportunités économiques, sociales, intellectuelles, culturelles…, qu’elle offre aux Nations, Peuples et aux Citoyens du monde à quelques exceptions près, nous poussent à revisiter ces notions.
Certes, jadis existaient déjà des échanges et l’immigration des hommes à travers le monde. A ce propos on peut citer la célèbre route de la soie reliant l’occident actuel et l’extrême orient en passant pas les Indes. Mais ces échanges ne bénéficiaient pas des nouveaux moyens de transports, de télécommunication et surtout de L’Internet, que nous, citoyens du monde, bénéficions, aujourd’hui.
Il fallait des jours, voir des semaines pour relier les continents et les différents peuples. Et les moyens de télécommunications quasi inexistants. Aujourd’hui, en quelque heures, on se mu d’un contient à un autre, on voyage sans se déplacer, avec les progrès des nouvelles technos…..On est tous aujourd’hui à des degrés divers, des consommateurs de produits et services du monde (made in world). Des français qui consomment chinois, des chinois qui consomment la tour Eiffel, les canadiens qui consomment du Bob Marley… On est devenu tous des voisins, des compatriotes, des co-touristes à vagabonder physiquement dans les grandes allées du monde, ou virtuellement sur le Web, comme jamais auparavant.
Et les rares hommes qui osent encore parler de ces institutions avec un décalage par rapport à la réalité de ce monde ainsi décrit, et au bout, un mensonge grossier, sont, paradoxalement, des hommes de pouvoirs, des hommes politiques en Europe et en France et dans d’autres continents, des hommes qui sont sensés être des visionnaires, des éclaireurs…
Et si quelques citoyens à travers le monde revendiquent avec fierté ou zèle, leur appartenance à telle ou telle Nation, en cultivant la xénophobie, voir le racisme, c’est parce qu’ils sont mal nourris, mal informés par ces hommes de pouvoirs et hommes politiques, tout au moins une partie d’entre eux. Et le triste exemple de la Norvège avec cette tuerie est là pour le démontrer. L’extrême droite, là-bas à tuer.
Récemment, pour le cas français, on a assisté à une tentative de remise en cause de la bi nationalité, où un projet de loi faisant suite à une mission parlementaire conduite par Claude Goasguen : député UMP de Paris, a failli être adopté, pour demander aux citoyens étrangers de choisir, après leur naturalisation, soit la France, comme patrie soit leur pays d’origine. Dieu merci, le projet n’est pas passé.
II : Pourquoi la bi-nationalité est-elle un gâchis en France et en Afrique ?
La bi nationalité est le fait de posséder contemporainement deux nationalités selon wikipedia. La bi nationalité en théorie est souvent considérée comme un avantage, voire comme un privilège contraire au principe d'égalité des droits, ou comme un désavantage (impôts, services militaires...).
Certains États l'interdisent expressément comme la RDC, dans l’article 10 de sa constitution et peuvent déchoir un double national de la nationalité concernée.
D'autres se contentent de ne pas reconnaître la deuxième nationalité. D'autres enfin l'autorisent pleinement et simplement. Certains ne l'interdisent que pour l'exercice de certains mandats politiques ou fonctions publiques.
Quand on observe les motivations de ces bi nationaux, on peut dégager trois types de motivations générales. Il y a des motivations d’ordre économiques. Ici, c’est le choix de vouloir évoluer dans un environnement sécurisant en terme d’emplois, de santé, de formation, d’éducation et d’avenir.
Deuxième motivation, c’est l’amour simplement du pays que l’on choisit d’en faire une deuxième patrie, après un séjour suite à un voyage, ou tout autre motif.
Troisième motivation, c’est suite à un mariage. Pour avoir une sécurité administrative, condition de la pérennisation de la cellule familiale à construire, on choisit d’adopter la nationalité de son conjoint.
Tout ceux-ci font de ces naturalisés, de nouveaux consommateurs, et de nouveaux producteurs, brefs, de potentiels créateurs de richesses pour le pays d’accueil.
Ces naturalisés, par amour du pays et par mariage (pas de mariage blanc) font souvent preuve, d’une grande ouverture d’esprit, d’une grande tolérance et ont une autre approche du monde. Ils se disent presque avant tout citoyen du monde dans leur démarche, leur rêve et leur conception de l’avenir du monde qui est souvent opposée avec la conception archaïque de la Nation faite par certaines les élites françaises et certaines élites européennes.
Pour ces élites, les détenteurs de cette qualité : les binationaux ne sont pas toujours les citoyens dignes de confiance à tort ou à raison.
Parce que les citoyens purs jus, du terroir sont les champions de la loyauté envers la chère Patrie ?
Ce qui vient de se passer en Norvège avec l’assassinat par un indigne fils du pays, de ses propres compatriotes, environ 76 morts est l’illustration parfaite que le natif du terroir, n’est pas toujours loyal ou patriote à l’endroit de sa chère patrie. Même si cela reste l’exception.
Le gâchis français de la bi nationalité.
D’abord du côté des élites politiques françaises, encore que des nuances doivent être soulevées, selon qu’il s’agisse du front national, de la droite classique, du Ps ou de l’extrême gauche.
Pour le front national, les binationaux seraient des traîtres malgré leur loyauté à la république. Le projet politique est purement et simplement d’interdire la double nationalité et revenir au droit de la nationalité par sa lignée, droit du sang et non droit du sol.
Pour le Front, les étrangers doivent, dans des rares cas de naturalisations qui leur sont réservés, choisir la France pour la servir avec zèle et fierté. Discours qui est depuis repris par la droite classique. Car avec son projet avorté la majorité actuelle risquait de réserver un traitement indigne à une partie des citoyens ; installés depuis des lustres dans ce pays et désirant s’y sentir bien, pour diverses raisons et en en faisant sa deuxième patrie. Imaginez que ce projet de loi exista depuis longtemps, il n'y aurait jamais eu des Noah, de Zidane, de Platini, de Tsonga, des Vieras, des Evra... nos champions qui font la rénommée de la France dans le monde. Quel gachis ! Gachis il n'y en a eu. Encore qu'il faut faire une diffrénce entre un franco-européen et franco-africain. Si les premiers ont été bien accueili,les seconds ' ont été un peu moins.
Et l'exemple de Cheick Modibo Diarra, le célébre astro-physicien d'origine afro-américaine qui est d'abord passé par l'école française, avec son réfus d'intéger les étrangers du sud du Sahara, avant que les Améiques lui tendent les bras, est tout à fait illustratif de ce état de chose en France. Lui originaire de Kayes, cette région pauvre du Mali est devenu le seul noir à aller dans l'espace , grace à l'hospitalité américaine. En France aurait-il eu le même destin ? Nous en doutons fort.
Et les déclarations récentes, de Mr le Premier Ministre Mr Fillon, Premier Ministre de France, jadis pays des lumières, déclarations faites, de surcroît à l’étranger, comme s’il voulait envoyer un message fort, sur Eva Joly, franco-norvegienne, candidate Europe-Ecologie les verts, ne sont pas de nature à rassurer les binationaux dans leur conquête, quête et amour de la France. Même si les propos de Madame Joly étaient malvenus au moment où la France pleurait ses morts tombés au champ de bataille en Afghanistan.
Quant à la gauche, ses différentes expériences gouvernementales, récentes sous Jospin, ou encore plus lointaines sous Mitterrand, ne l’ont pas montré en phase avec l’immense désire des binationaux de jouer à plein temps et à part entière leur rôle de citoyen de la république.
Bien au contraire, ces derniers, ce sont contentés de strapontins, quand ils n’étaient pas carrément exclus des circuits officiels des centres de décisions et de pouvoirs, dans les organes de décisions des parti politiques du Ps comme du PC et dans certains cercles de pouvoirs économiques. C’est vrai quelques timides progrès sont faits depuis les émeutes en France de 2005, même si Arnaud Mondebourg, dans sa conquête du pouvoir, c'est toujours comme cela que les brillants esprits, par leur soif du pouvoir finissent par travestir leur pensée, prône dans une espéce de théorie anachronique face au temps, à notre temps, la demondialisation.
Dans tous les cas, la gauche, surtout celle qui a souvent accedé au povoir, et la droite gaulliste ont sans doute manqué de vision, d’ambitions et d’anticipation, pour voir dans ses français binationaux, des compatriotes et des ambassadeurs de la France dans leur pays d’origine dans le cas, où par exemple, ils auraient été mis en situation de négocier un marché pour le compte de la France. Cela pourra faire la différence, dans ce contexte de concurrence acharnée entre les Nations, au moment même où l’Afrique francophone est envahie par les produits et les services des pays émergents avec en tête, la Chine, la Corée du Sud, l’Inde et le Brésil.
Pour les entreprises publiques ou privées, nous pouvons citer notre propre exemple où après avoir été embauché dans une grande entreprise stratégique à dimension européenne,que nous ne citerons pas le nom, vous comprendrez..., nous avons été gentiment licencié avant même la fin du CDD. La vraie raison, c’est que nous n’étions pas habileté secret défense. C’est-à-dire que pour des critères que nous ignorions, nous n’étions pas digne de confiance pour pouvoir travailler dans une entreprise hautement stratégique pour la Nation, puisqu’elle travaillait en lien étroit avec la Défense Nationale.
Les exemples comme le nôtre sont courant tant dans la haute fonction publique que dans les grandes entreprises privées ou publiques françaises. Demandez à quelques binationaux qui ont travaillé ou travaillent avec les SSII. Durant les entretiens d’embauche ces dernières leur demandent souvent s’ils sont habilités secret défense ? Ils vous le diront. Ces SSII : des Sociétés de services et d’ingénierie en Informatique, en France, au temps de leur gloire : le bug 2000, l’arrivée d’Internet, la construction des réseaux d’entreprise, et qui aujourd'hui, plus généralement gèrent des systèmes d’informations dans le cadre des leurs missions, en délégation ou au forfait.
Elles gèrent des données quelque fois hautement stratégiques pour leurs clients et pour la Nation. Confier ces missions, à des compatriotes dont la loyauté à l’endroit de la Nation, serait douteuse serait, selon ces élites aux commandes de l'économie natioanle, prendre des risques pouvant être mortels et pour l’entreprise et pour la Nation. Sans que l’opinion soit explicitement mise au courant, on a pris ces dispositifs sous forme de circulaires, non diffusées, pour réduire voir empêcher l’embauche de ces binationaux dans des secteurs économiques entiers de la république et ainsi bloquer leur pro promotion et leur intégration dans la vie de la Nation et de la république.
Quel gâchis ?
Alors que, si l’on a une confiance sous contrôle, comme l’on ferait avec n’importe quel employé, en employant ces binationaux à des emplois stratégiques, dans la diplomatie, dans les négociations internationales, dans les instances dirigeantes du pays, ce dernier, du point de vu de l’image épouserait son monde : celui de la globalisation, de la diversité et de la compétitivité.
Comment conceveriez vous l’image que donnerait la France en conduisant, une forte délégation représentant X, une entreprise française allant négocier le renouvellement d’une de ses concessions dans un pays en Afrique, pour continuer à extraire dans son sous sol la précieuse matière première : ce fameux uranium qui sert pour la fabrication des centrales nucléaires de nouvelles générations, si dans cette délégation il n’y a aucun franco-africain ?
Alors que son challenger, une entreprise Y qui veut prendre sa place, est canadienne et que dans sa délégation, il y une dizaine de personnes, dont au moins 2 franco-africains, qui après avoir séjourné sans trop de succès quant à leur intégration en France ont migré au Canada. Ce n'est pas une vu de l'esprit, mais un cas qui s'est déjà produit.
C’est vrai, que timidement certaines entreprises ont compris le jeu, comme Areva, qui depuis a embauché une ancienne figure de SOS Racisme Fodé Sylla franco-sénégalais, comme chargé de mission, pour précisément embaucher, des jeunes talents issus de l’immigration, pour moderniser l’image de l’entreprise. Encore qu'ici, on a pas la suite de cette stratégie, pour en parler dans les détails. On espére que cela n'a pas simplement une opération de com.
Si ces jeunes, dans l'hypothèse où ils ont été effectivement embauchés chez Areva, après leurs parcours ont la chance de conduire une mission de négociation avec le Niger, il est fort à parier, que l’image et de l’entreprise et de la France s’en sortiront grandies.
Mais le cas d’Areva reste une exception.
S’il en est ainsi du côté de la France qu’en est-il du côté de l’Afrique ?
L’Afrique dont il s’agit ici, c’est celle où la France a déjà une longue histoire, linguistique, culturelle, sociale et économique commune avec elle. C’est l’Afrique francophone, anciennes colonies de la « maison mère », pour être plus affectueux avec note cher pays.
Le gâchis africain de la bi nationalité.
Et là-bas, ce n’est pas mieux.
Le bi national, à quelques rares exceptions, n’est pas le bienvenu. Ce dernier qui au départ étudiant, salarié, homme politique, fonctionnaire de son Etat a préféré le quitter, souvent par nécessité, par raison, par opportunisme voir par amour, est vu, implicitement comme un traître. Pourtant, certains pays, comme la république du Congo admettent, la double nationalité. Ici, l’autorisation de disposer de cette qualité à un citoyen n’est pas reconnaissance de sa double qualité de congolais et de français ?
Quant nous parlons de reconnaissance, c’est reconnaître ce franco-africain comme un citoyen à part entière, avec la possibilité pour lui de séjourner librement, dans son pays d’origine d’y concourir à des marchés publics si son projet réponds aux conditions du codes de marchés publics en place…. De ne pas être traité, implicitement comme un étranger.
Car, étant redevable vis-à-vis de son pays d’origine, pour les plus fortunés, il a cœur de rendre la pièce de la monnaie.
C’est vrai, que les opinions politiques, des divergences idéologiques, des conflits de famille, ou simplement des complexes de l’africain rentrée au pays vis-à-vis de celui qui est resté en Europe, en Amérique, ou inversement, peuvent à certains égards, être des vrais prétextes soulevés par ces élites en place, hélas un peu corrompues, voir plus, arc-boutées sur leurs privilèges et refusant le changement.
Ce sont quelque fois, des anciens collègues, avec lesquels vous avez étudié en Europe, en Amérique… des amis avec lesquels vous avez fêté des anniversaires, des mariages, des parents, qui ne veulent pas céder leur place d’aîné, de chef de tribu, et d’irremplaçable, osent-ils imaginer, autour duquel gravitent tous les miséreux de leurs basses cours et de leur famille, en fin ce qui en reste.
Ces doubles nationaux en France, comme en Afrique, qui auraient du être par leur richesse acquises dans les deux mondes, être les ambassadeurs des deux peuples, des deux intérêts, des deux causes, des deux opportunités, sont de fait vus des deux côtés comme des potentiels traîtres, avec lesquels, il ne faut pas confier des responsabilité étatiques, économiques, commerciales et internationales dans la bataille de la mondialisation et de la concurrence impitoyable entre les Nations et les peuples. Alors qu’ils ont les armes pour mieux l’appréhender et la décrypter.
Des binationaux, on se retrouve avec des mi-nationaux. Ce sont des citoyens où dans chaque côté de la méditerranéen, on retire ou on dénie une partie, une moitié de leur nationalité alors que leur choix de départ était précisément d’en avoir le double, voir le triple…
Quel gâchis !
Alors que dans le Maghreb, là-bas, il y a vraiment du mieux pour les binationaux rejetés par la France et qui y trouvent, des conditions d’accueils très intéressants, pourvus qu’ils aient des projets, de l’ambition et de l’argent.
Oui, là-bas, notamment en Algérie, il y a maintenant des services entiers dédiés, à l’accueil et à l’installation des fils du pays qui veulent lui restituer ceux dont ils lui sont infiniment redevables, en y créant des entreprises, des emplois et donc de la richesse.
C’est le fameux modèle économique qui a construit le miracle économique et d’Israël et de la Chine. Une économie où la diaspora après avoir été formée dans des meilleures écoles en occident, notamment Amérique et y avoir travaillé est allée essaimer ses savoirs et ses compétences dans leur pays d’origine respectif.
Allez demander à une élite africaine (Afrique francophone) notamment celle de l’Afrique centrale que nous connaissons le mieux, elle vous dira rien sur sa stratégie de mobiliser les savoirs et les compétences de sa diaspora, pour palier à une éventuelle fuite des investissements étrangers, dans son pays, ou aux mauvais contrats, quelquefois mal signés avec ces derniers, car ne répondant pas aux attentes du pays.
Ici, deux nuances doivent néanmoins être faites.
La première est que les franco-maliens font office d’exception à ce récit noir des rapports entre les franco-africains francophones et leur pays d’origine.
Là-bas, la masse monétaire transférée chaque année à destination du Mali, en provenance des pays d’Europe, et d’Amérique d’où sont installés ces maliens d’origine, est plus importante que l’APD : l’aide publique eu développement, versée par les pays du Nord (cf.Etudes de la banque mondiale).
La deuxième nuance est que les relations entre les franco-africains et leur pays d’origine dépendent d’un certain nombre d’autres facteurs plus ou moins importants les uns les autres.
Parmi ces facteurs, on peut citer le rang ou la classe sociale. Plus vous appartenez à la haute société dans votre pays d’origine, plus votre réseau social tissé dès le pays d’origine, est important, plus l’acquisition de la nationalité française est un passeport pour ce franco-africain, pour être bien intégré, parrainé dans un club, et faire la rencontre idoine.
Car les compétences ne suffisent toujours pas.
Ce propos est illustré, par la trajectoire politique fulgurante de Rama Yade : Ancienne Secrétaire d’Etat aux droits de l’homme, dans le gouvernement de la France à l’âge de 30 ans, qui après de brillantes études à Sciences Politiques, a par son club d’élite, été présentée au moment opportun auprès de celui qui, durant la compagne présidentielle de 2007, voulait faire parler les symboles dans une France d’en haut, moins métissée et un peu hors mondialisation, notamment sur le plan de la diversité sociale, de la représentation des différentes couches sociales de sa population, et qui prenait du retard par rapport aux grands pays Nord –Américains.
Mr Barack Obama n’était pas encore président des Etats Unis d’Amérique.
Une fois intégré, ayant une expérience professionnelle, affirmée et reconnue, le Franco-africain peut-être mieux accepté chez lui, mieux accueilli ; voir même recherché.
C’est d’ailleurs l’accueil qu’avait bénéficié il y a quelques années Jean Wilfrid Tsonga, ce franco congolais, grand tennisman français, pendant son séjour au Congo, après ses exploits à Melbourne en Australie. Il fût accueilli en VIP, Par Mr le président Denis Sassou Nguesso s’il vous plait, avec presque rang de diplomate et d’ambassadeur du Congo en France ou de France au Congo.
Mais on souhaiterait que tous les fils et filles franco-quelque-chose, quand ils descendent dans leur pays d’origine, avec des projets qu’ils ont dans les bagages, aient un accueil, à défaut d’être comme celui d’un Jean Wilfrid Tsonga, au moins professionnels.
Un deuxième facteur qui est au cœur des relations entre la diaspora, et leur pays d’origine et qui les appauvri, c’est la tendance, pour certains franco-africains de se prendre pour des hommes supérieurs à ceux qui sont restés au pays. Cela a le don d’irriter les Ministres, qu’on doit ménager, les fonctionnaires, les parents, les amis. Certains, d’entre eux vivant avec un complexe d’infériorité à leur tour, malgré par ailleurs leur compétences, et leur meilleurs connaissances du terrain. Cela crée des incompréhensions, des doutes et au final un gâchis, pour la France, l’Afrique et le franco-africain en question
Il arrive que dans certains cas, on abouti tout simplement à un déni de la nationalité d’origine.
Alors que vous vouliez la double, vous voila avec la moitié, la mi nationalité pour finir avec rien : DENI de NATIONALITE. Parce que vous n’êtes reconnu nulle part ailleurs et ce, malgré, vos compétences, vos talents et surtout votre désire de citoyen, de patriotisme, afin de participer à l’aventure de la création et à celle de la pleine citoyenneté.
En conclusion.
Pour l'intérêt du plus grand nombre (les français et les africains), il faut que les élites des deux côtés de la méditérranée, profitant de l'histoire commune, maintenant très ancienne, qui lie leur pays, de leur culture partagée : la langue, un certains nombre de valeurs, prennent des initiatives, pour faire participer davantage les citoyens : ces binationaux qui ont choisi de ne pas choisir entre leur pays d'origine et leur pays d'adoption, dans les affaires interieures de leur pays respectif.
Il faut depasser ces complexes, ces replis sur soi pour constuire quelque chose de gand entre la France et l'Afrique, la France et l'Europe et enfin la France et le monde. Ainsi français de souche ou non, nous serons tous les Ambassadeurs, les VRP de ce beau pays qui est la France et de ce beau continent qui est l'Afrique : le Continent mère et le Continent de l'Avenir.
SINON, QUEL GACHIS !
Michel Okemba-Ongouya
Professeur de Management
Administrateur du Site www.ethique-et-affaire.com
Gérant/Consultant du Cabinet Etika Consulting